EXERCICE 3: La Défense.

EXERCICE 3: La Défense.

Objectif de l’exercice:

Pour maintenir votre espace sous le vent, il est primordial de maintenir cet espace  qui vous est vital pour prendre correctement votre départ sans être gêné par vos adversaires.

Son organisation:

Il faut un minimum de trois bateaux, mettre en place une ligne très courte pas plus de 20m, avec la petitesse de la ligne, vos coureurs vont se battre pour obtenir une place et pour partir ce qui va engendrer des situations de défenses diverses et variées.

Ce qu’il est intéressant d’observer pour un entraineur:

Vous pourrez observer la facultée des vos coureurs à se défendre, être juge dans des situations où les règles de course  peuvent être mise en application, observer les erreurs tactiques et techniques. Cette exercice reste très complet et met en application un grand nombre de situations.

Des repères de réussites ou d’échecs pour les pratiquants:

Il faut que vous varier les situations, défendre avec une abatée, défendre une situation de lof ou encore défendre sur un bateau arrivant  par derrière, il faut être actif et prendre votre départ dans différents endroits sur la ligne si vous voulez que l’exercice soit efficace, dans le cas contraire l’exercice vous ne servira à rien.

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Des ficelles d’expert:

L’important dans cet exercice c’est l’activité de l’équipage, si vous êtes passif: vous êtes mort. Il faut également Observer tout ce qui se passe autour de vous afin d’anticiper les différentes attaques de vos adversaires.

Niveau de difficulté de l’exercice:

C’est un exercice abordable et la progression se fait vite ressentir car chaque situation est différente et donc une leçon est faite.

Les modalitées d’interventions envisageables:

une caméra est encore intéressante, car le sujet se prête à des cas de règles de course, à des erreurs techniques (barre,écoute, assiette) ou encore à des erreurs tactiques (mauvais placements, mauvais lofs)

des évolutions possibles:

Plus il y a de bateau et plus c’est intéressant car les cas se multiplies, si on rétrécie la ligne la difficulté augmente et vis versa.

L’intérêt de la situation d’apprentissage:

La défense de l’espace sous le vent est  essentielle si l’on veut partir du coté favorable de la ligne, car la masse de bateau sera bien évidemment plus compact, c’est également un très bon exercice pour la cohésion d’équipage ainsi que pour la communication car c’est  le moment ou il faut le plus parler afin de prendre un bon départ.

Schéma à venir prochainement.

EXERCICE 2: Maintenir sa position

EXERCICE 2: Maintenir sa position

L’objectif de l’exercice:

L’objectif est simple pour vos équipages, se maintenir au vent de la bouées à environs 2 longueurs de celle ci afin d’avoir la place de pouvoir s’élancer.

Son organisation:

Poser simplement une bouée ou même mouiller votre bateau, donné 2 minutes et forcer vos coureurs à se placer une minute avant à proximité du mouillage afin qu’il travail correctement l’exercice.

Ce qu’il est intéressant d’observer pour l’entraîneur:

Ce qu’il est intéressant d’observer c’est la capacité de vos coureurs a réussir à maintenir leur position à tout pris car sur la ligne il arrivera parfois qu’il pas d’autre choix. Vous pourrez alors juger du travail à fournir sur un point de vue technique, gestion du timing ou encore cohésion d’équipage.

Des repères de réussites ou d’échec pour le pratiquants:

Un  bon départ est un départ sur la ligne et lancer, si l’équipage à su maintenir correctement sa position, se lancer et partir sur la ligne au raz du mouillage c’est que l’exercice est bien réalisé en revanche si l’équipage à du manœuvrer soit en virant  ou en empannant dans les dernière secondes, ou alors si l’équipage lance et ne fait pas la bouée c’est un échec car il y’a eu une mauvaise gestion du timing ou des erreurs techniques.

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Des « ficelles » d’expert:

Maintenir se place est une situation délicate et très technique, le conseil que je peux donner c’est une bonne communication au sein de l’équipage, Il faut impérativement que le barreur donne des instructions claires et précises à son équipier afin que le rendement soit au maximum, la clé de la réussite passe également par une bonne cohésion d’équipage un calme a bord afin d’être toujours concentré et attentif a ce qui se passe autour.

Niveau de difficulté de l’exercice:

Exercice simple dans la réalisation mais très compliqué techniquement car les facteurs extérieurs jouent beaucoup (vent, mer courant), maitenir sa position pendant une minute a proximité de la bouée est très difficile mais c’est une étape a franchir pour pouvoir prétendre à rivaliser avec les meilleurs.

Des modalités d’intervention envisageables:

La caméra est très intéressante là car elle permet de voir l’évolution de l’équipage pour corriger les erreurs techniques et les coureurs pourront juger par eux même de leurs erreurs. il est important que les coureurs voient par eux même car la si y’a des erreurs il n’y pas de doutes possibles.

Des évolutions possibles:

Si l’exercice est trop difficile vous pouvez mouiller une bouée dérivante car sela se rapproche plus d’un bateau car la dérive est semblable. Sinon vous pouvez aussi rajouter des bateaux pour augmenter la difficulté.

L’intérêt de la situation d’apprentissage:

C’est des situation incontournable sur les départs, si vous ne prennez pas le temps de travailler sur cette exercice il est clair que vous serez souvent en difficulté et que vous aurez tendance à partir seul et dégager et donc pas forcement du bon coté.

Schéma à venir très prochainement.

EXERCICE 1 : Se situer en milieu de ligne.

EXERCICE 1 : Se situer en milieu de ligne.

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L’objectif de l’exercice:

Tout d’abord avant d’attaquer le maintien de l’espace sous le vent, il faut déjà savoir comment se placer dans les meilleurs conditions pour que votre bateau soit le plus près de la ligne de départ lors du « top ».

Son organisation:

L’un des exercices qui est le plus représentatif de ce phénomène consiste à établir une grande ligne (100-200m) et de placer son bateau au milieu de ligne (1,2) et sur la ligne (3) au moment où l’équipage pense être sur la ligne ils lèvent la main. Il faut impérativement que vos coureurs ne prennent pas de repères de ligne sinon l’exercice perds toute son utilité. Il est intéressant de faire l’exercice uniquement aux barreurs et ensuite aux équipier, la façon de percevoir la ligne est différente d’un poste à l’autre. Une fois l’exercice terminé vos coureurs viennent débriefer avec vous et donner leurs impressions.

Des repères de réussites ou d’échec pour le pratiquants:

La réussite de l’exercice réside dans le faite que vos coureurs au fil des essais se rapprochent de la ligne, si il n’y à pas d’évolution débriefer avec eux et questionner les sur leurs sensations, leurs méthodes d’approches et d’observations.

Des « ficelles » d’expert:

Le seul conseil que j’ai à donner sur ce genre d’approche sans repère réside dans les sensations, pour ma part et tout les équipages avec qui nous avons effectué l’exercice on à constaté qu’à chaque fois nous étions environ 2 longueurs en  dessous, alors nous avons pris en compte ces longueurs de déficit et nous nous sommes mis 1  longueurs au dessus de l’endroit où nous pensions être sur la ligne, et là,  nous avons réduit considérablement la distance entre nous et la ligne.

Niveau de difficulté de l’exercice:

Cet exercice est à la portée de tout le monde, il n’y a pas besoin d’avoir un niveau technique très élevé il est abordable et facilement réalisable. La progression de l’équipage se fait très vite ressentir.

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Ce qu’il est intéressant d’observer pour l’entraîneur:

La résultante de cet exercice est que dans les premiers essais la majorité des équipages se situent entre 3 et 5 longueurs de la ligne et plus ils font l’exercice et plus ils s’en rapprochent.

Modalités d’intervention envisageables:

Après chaque passage, débriefer avec vos coureurs, donner tout d’abord la distance de la ligne où ils étaient, puis questionner les sur leurs sensations comme ça été précédemment expliqué.

Des évolutions possibles:

Vous pouvez bien sur modifier l’exercice, en mettant plusieurs bateaux en milieu de ligne, afin de masquer les repères et de travailler sur le maintient de l’espace sous le vent et sur le lancement, plusieurs alternatives sont évidement possibles. La difficulté peu également varier selon les conditions de vent et de mer.

L’intérêt de la situation d’apprentissage

On en conclu de cette exercice qu’on a ,d’une manière générale, une mauvaise perception de ligne si l’on a pas de repère et que si on  ajoute à ça le facteur stress (ex quand on est sous règle noir) les équipages ne vont pas aller au « charbon » et vont être encore plus prudent.

On en a déduit qu’il est primordial de lancer avant ses adversaires (1à5sec) quand on est en milieu de ligne afin de contrer l’ effet banane que l’on observe systématiquement en milieu de ligne , en règle générale les chances d’être OCS ou BFD sont relativement faibles.

Des travaux effectués par Mr DAHON (entraineur de l’équipe de france de Star) sont en relation avec cet exercice, je vous conseil d’aller y jetter un oeil, c’est vraiment très interessant.

Les conseils pour aborder cette thématique :

Les conseils pour aborder cette thématique :

  • Avoir une bonne coordination barreur équipier : sur la gestion de l’assiette du bateau (longitudinal et latéral).
  • Un bonne réparation des rôles a bord : savoir qui fait quoi ou regarde-t- il ?
  • Répéter cette situation à l’entrainement afin de trouver les automatismes.
  • Faire le bon choix des adversaires que l’on va mettre au vent et sous le vent : si on met le plus rapide de la flotte sous son vent même si on a de l’espace on va être automatiquement gêné.
  • Évaluer son niveau : Cela va influencer sur le choix de votre positionnement sur la ligne.
  • jouer l’intox au moment opportun : Gueuler « y’a pas de place », avoir des trajectoires qui vont gêner l’adversaire.
En Procédure

En Procédure

Les éléments clés

Les éléments clés à prendre en compte pour développer cette technique :

  • Les conditions météorologiques : suivant les conditions la technique sera différente
  • Les facteurs propres au plan d’eau : courant, effets de sites…
  • Votre niveau de pratique : Savoir si vous êtes un « top-gun » ou si vous êtes sujet à attirer les leaders.
  • Votre entrainement : si vous avez déjà travaillé cette technique à l’entrainement ou si pour vous cette technique vous est complètement inconnue.
  • Votre positionnement sur la ligne : suivant le coté favorable il sera bien sûr plus difficile de maintenir son espace sous le vent si vous êtes du bon coté de la ligne.

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Les principales difficultés

Les principales difficultés associées à la technique du maintient de l’espace sous le vent lors d’une phase de départ :

  • Maintenir son bateau arrêté : comment s’arrête-t-on de manière significative, les techniques et les astuces pour garder son bateau arrêté
  • Observation des adversaires au vent/sous le vent : Qui regarde où, A partir de quand l’observation devient primordial, les priorités d’observation.
  • Gestion de la distance par rapport à la ligne : Savoir où l’on se situe, quel est notre marge de manœuvre.
  • Gestion du temps : Savoir à quel moment il faut se positionner, à partir de quand l’espace sous le vent devient vital, quand faut il lancer son bateau.
  • Gestion de l’espace sous le vent : Apprécier la bonne distance pour que vous puissiez lancer votre bateau mais sans laisser trop de place pour qu’un bateau vienne taper l’incruste.

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Maintien de la l’espace sous le vent

1.En Phase de pré-départ

a.Observation du trafic.

Les Flottes se comportent un peu toujours de la même façon. Pendant la procédure, il y a une masse importante de bateaux qui tournent en boucles parallèles à la ligne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

b. » Prendre le train »

En générale, pendant le pré-départ , on a tendance à sortir du trafic et se mettre plutôt au dessus de la ligne afin d’observer le vent et le comportement de la flotte et de « prendre le train » * . Pour être dans le bon wagon, il faut être libre. Cela signifie être dans la bonne position telle que vous puissiez virer quand vous le voulez . Pour cela, je cherche à me situer près du bateau devant moi  en ayant de la place derrière . Si vous êtes près du bateau qui vous précède vous pourrez choisir de l’empêcher de virer  et de vous engouffrer dans le trou qu’il convoitait.

2.Choisir son trou.

Indépendamment de toutes contraintes, essayer de choisir les bateaux autour de vous, évitez les moins à l’aise qui sont connus dans la classe pour leur maladresse, vous voyez ce que je veux dire, ceux qui prennent plusieurs OCS par championnat, ou qui abattent sur toute la flotte sans vergogne et sans gêne, éviter aussi les « Top Gun » c’est  à dire les bateaux les plus rapides.

Si vous avez un adversaire à contrôler, une bonne stratégie consiste à partir directement sous son vent. Vous pourrez alors lui faire des misères. Mais en tout état de cause un bon départ, indépendamment des bateaux autour de soi, va nécessiter une certaine gestion de ce que j’appelle prendre le train.

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3.De la place sous le vent !

Pour réussir un bon départ entouré de beaucoup de bateaux, il faut impérativement être lancé et avoir la possibilité de faire de la vitesse après le départ et ne pas rester coincer par un bateau en dessous et qui a choisi une route plus « pipper » *. Pour cela il faut une vitesse initiale au moins égale à celle des bateaux autour de soi et de l’espace sous le vent pour pouvoir faire de la vitesse.

Donc le maitre mot est : << de la place sous le vent pour accélérer >> . Comme ce qui est bon pour vous l’est aussi pour vos adversaires. si vous ne laissez pas de place au bateau à votre vent, il aura du mal à prendre un bon départ. Il se mettre donc en mode cap, ce qui va perturber le paquet au vent.

Il faut donc vous placer dans votre trou en collant au maximum le bateau que vous avez choisi comme bateau au vent. Pour cela il faut se positionner soit en virant dessous (en venant de bâbord) soir en passant par derrière en tribord.

Ce bateau je l’identifie comme bateau « guide ».  Je le repère assez tôt quand je suis bâbord par exemple, j’évalue à quelle distance il se trouve de la ligne, puis il se positionne par rapport au reste de la flotte, je détermine ainsi si le paquet que je choisis à des chances d’être plutôt en pointe sur la ligne ou en retrait. J’utiliserai ces infos plus tard, quand je ne verrais plus rien sur de la ligne, pour lancer plus ou moins vite la machine.

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4.Se battre pour sa place.

Il reste 30 secondes, vous vous êtes amoureusement construit votre petite rampe de lancement, matérialisée par la longueur qui va bien entre vous et le bateau sous le vent, mais ne vous endormez pas il y a danger !

C’est le moment de sortir les griffes et de protéger bec et ongles cet espace qui est indispensable à votre départ. Dans notre organisation, c’est l’équipier  qui regarde derrière et au vent et m’informe de notre vitesse par rapport aux bateaux et au paquet directement au vent. Le barreur regarde sous le vent  et je gère l’assiette* , la vitesse, les voiles et les bateaux autour de nous. Dès qu’un bateau pointe son nez derrière nous avec de la vitesse, il faut lui montrer qu’il n’y a pas la place pour lui, l’équipier m’avertir et le barreur prends le relais.

Si il se met sous notre vent avec plus de vitesse , il va lofer pour nous arrêter. C’est la mort assurée. il faut donc un peu d’espace pour lui fermer la porte afin qu’il choisisse un autre trou, ou qu’il décide de se mettre  à notre vent . Surtout faire en sorte qu’il ne se mette pas sous votre vent !

La manœuvre consiste à abattre pour reprendre de la vitesse et fermer l’espace sous votre vent, et ce avant qu’il ne soit engagé. Un fois que le bateau qui vous attaque voit qu’il n’a pas la place, il va aller plus loin. Vous utiliserez la vitesse acquise pour refaire votre trou en relofant, voir en virant si la place le permet, pour revenir vous placer au même endroit , ou en tout cas avec un capital sous le vent restauré.

Il y a une stratégie qui consiste à jouer le fourbe, et lâcher du lest. Vous faites le bon gars, il y a de la place pour deux, et dès qu’il à le nez sous votre vent, vous le serrez et l’arrêtez doucement. Vous avez sacrifié un peu de votre espace, mais c’est toujours mieux que pas d’espace du tout. Cette phase nécessite beaucoup d’agressivité, c’est le gain ou la perte de votre départ qui se joue là dans ces 30 secondes. Il faut être persuasif et dissuasif. Votre agressivité doit transparaitre dans vos actions, qui doivent être tranchées et sans ambiguïté, et ce n’est pas nécessaire de hurler. Il n’y pas non plus questions d’enfreindre le règlement. Si vous anticipez correctement les dangers. Vous pourrez agir sans vous mettre dans l’illégalité et vous faire respecter dans votre petit périmètre.

« Texte inspiré du cahier des régates n°84 mars 2004«