Force Antidérive

Sauf au plein vent arrière, la force vélique ne s’exerce pas dans le sens de la marche. Aux autres allures, pour que le bateau ne parte pas en crabe, il nous faut donc un plan antidérive. Le plus souvent, nous disposons d’une dérive et d’un safran, dont les dessins sont symétriques suivant l’axe longitudinal du bateau.

Antiderive

La dérive agit à l’opposé de la voile : basse pression «au vent», surpression «sous le vent», la portance qui se manifeste sur la dérive s’oppose à la force latérale de dérapage des voiles et cale le 470 sur son axe.

Pour que le voilier avance, il suffit que la force vélique soit orientée en avant de la perpendiculaire à l’axe longitudinal de la coque.

Par ses plans porteurs aériens, le voilier «récupère» l’énergie du vent, mais c’est grâce à sa carène et ses appendices sous-marins qu’il se cale sur sa route, qu’il peut gagner au vent, bord sur bord.

La force développée par la dérive est liée à différents facteurs :

  • La surface : elle doit être à la limite de tolérance de dérapage. En effet, plus on se rapproche du vent arrière, moins nous avons besoin de force antidérive. Autant, donc, diminuer la traînée de friction au maximum (c’est pourquoi on remonte la dérive).
  • La vitesse du voilier : plus il va vite, plus le plan antidérive devient efficace
  • L’incidence.

Nous retrouverons tout ça au travers de l’étude des voiles.

Agissant de part et d’autre de la flottaison, les forces vélique et antidérive créent des couples (gîte, enfournement, aulofée, abattée…) dont on verra l’importance sur les grands équilibres du 470.

Force Antiderive 2

Bien qu’on pense à la dérive, le safran participe aussi au plan antidérive. Suivant la charge qu’on veut lui affecter, pour l’équilibre de route recherché, il peut être plus ou moins grand et son angle d’incidence dans le flux plus ou moins important.

Les angles variables – et parfois importants – nécessaires pour gouverner le voilier obligent à lui donner des profils très tolérants, sensiblement différents de ceux de la quille qui, elle, travaille à faible incidence.

Observons une dérive travaillant à la gîte: La force antidérive qui s’applique sur elle ne s’exerce plus uniquement à l’horizontale, mais suivant un angle d’inclinaison ayant la valeur de cette gîte. Il en résulte une composante verticale qui la pousse vers le haut. Cette composante «porte» le voilier.

(Texte inspiré du livre “Les voiles, comprendre, régler, optimiser de Bertrand Chéret)

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