Empanage

L’empannage

Suivant la force du vent, l’empannage de la grand-voile peut accompagner celui du spi en ramenant en même temps les deux voiles vers l’axe de route du voilier, on maintient le centre de poussée au-des­sus du centre de carène et on évite les coups de lof.

Les priorités.

nous avons deux priorités :

Le respect de l’assiette.

  • L’orientation de la carène suivant la direction de la force vélique. On ne peut correctement empanner que si le bateau est bien dans ses lignes. Comme nous l’avons vu, le déséquilibre peut venir d’un couple de lof, d’une force vélique mal orientée ou des vagues.

La procédure.

  • Donner un léger coup de lof pour stabiliser le 470 et, éventuellement, lui procurer un surcroît de vitesse.
  • Brasser largement le spi, ce qui fait abattre le 470 et l’amène vers la fausse-panne.
  • Mollir le bras, juste assez pour supprimer la pression sur le tangon
  • Décrocher alors le tangon.
  • Le spi, maintenant libre, porte.
  • Empanner la grand-voile.
  • Placer le tangon sur la nouvelle amure.
  • Compte tenu de la force du vent, le changement d’angle d’une allure sur l’autre est faible. Le barreur garde toute sa concentration pour orienter sa carène par rapport à la force vélique.

La bonne trajectoire est celle qui suit l’orientation de la force vélique. L’équipier chargé du tangon doit être plus habile que physique. Il ne peut à lui seul lutter contre les éléments. La responsabilité d’un empannage réussi vient du barreur. Le réglage des écoutes doit se faire au bon rythme et suivant de justes dosages.

  • Si le bateau gîte, il faut abattre.
  • Si le bateau contre-gîte, il faut lofer.
  • En bref, poussez le bateau du côté où veut aller le mât !

La relance.

Le barreur doit se concentrer à placer le bateau pour qu’il offre le moins de résistan­ce possible à la première poussée de la voile qui succédera à la manœuvre. Ainsi, en sortie d’empannage, on se retrouve normalement proche de la fausse panne, dans une situation instable. Pour retrouver une allure plus paisible, le barreur peut lofer très légèrement et avec précaution.

Sur un dériveur en double, par fort vent, le barreur se concentre principalement sur la conduite du voilier, dont il doit préserver l’assiette et la trajectoire.

(Texte inspiré du livre “Les voiles, comprendre, régler, optimiser de Bertrand Chéret)
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