4.Se battre pour sa place.


Il reste 30 secondes, vous vous êtes amoureusement construit votre petite rampe de lancement, matérialisée par la longueur qui va bien entre vous et le bateau sous le vent, mais ne vous endormez pas il y a danger !

C’est le moment de sortir les griffes et de protéger bec et ongles cet espace qui est indispensable à votre départ. Dans notre organisation, c’est l’équipier  qui regarde derrière et au vent et m’informe de notre vitesse par rapport aux bateaux et au paquet directement au vent. Le barreur regarde sous le vent  et je gère l’assiette* , la vitesse, les voiles et les bateaux autour de nous. Dès qu’un bateau pointe son nez derrière nous avec de la vitesse, il faut lui montrer qu’il n’y a pas la place pour lui, l’équipier m’avertir et le barreur prends le relais.

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S’il se met sous notre vent avec plus de vitesse , il va lofer pour nous arrêter. C’est la mort assurée. il faut donc un peu d’espace pour lui fermer la porte sur la tronche, pour qu’il choisissent un autre trou, ou qu’il décide de se mettre  à notre vent .  Surtout faire en sorte qu’il ne se mette pas sous votre vent !

La manœuvre consiste à abattre pour reprendre de la vitesse et fermer l’espace sous votre vent, et ce avant qu’il ne soit engagé. Un fois que le bateau qui vous attaque voit qu’il n’a pas la place, il va aller plus loin? Vous utiliserez la vitesse acquise pour refaire votre trou en relofant, voir en virant si la place le permet, pour revenir vous placer au même endroit , ou en tout cas avec un capital sous le vent restauré.

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Il y a une stratégie qui consiste à jouer le fourbe, et lâcher du lest. Vous faites le bon gars, il y a de la place pour deux, et dès qu’il à le nez sous votre vent, vous le serrez et l’arrêtez doucement. Vous avez sacrifié un peu de votre espace, mais c’est toujours mieux que pas d’espace du tout. Cette phase nécessite beaucoup d’agressivité, c’est le gain ou la perte de votre départ qui se joue là dans ces 30 secondes. Il faut être persuasif et dissuasif. Votre agressivité doit transparaitre dans vos actions, qui doivent être tranchées et sans ambiguïté, et ce n’est pas nécessaire de hurler. Il n’y pas non plus questions d’enfreindre le règlement. Si vous anticipez correctement les dangers. Vous pourrez agir sans vous mettre dans l’illégalité et vous faire respecter dans votre petit périmètre.

Extrait du Cahier des régates.
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