Maintien de la l’espace sous le vent

1.En Phase de pré-départ

a.Observation du trafic.

Les Flottes se comportent un peu toujours de la même façon. Pendant la procédure, il y a une masse importante de bateaux qui tournent en boucles parallèles à la ligne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

b. » Prendre le train »

En générale, pendant le pré-départ , on a tendance à sortir du trafic et se mettre plutôt au dessus de la ligne afin d’observer le vent et le comportement de la flotte et de « prendre le train » * . Pour être dans le bon wagon, il faut être libre. Cela signifie être dans la bonne position telle que vous puissiez virer quand vous le voulez . Pour cela, je cherche à me situer près du bateau devant moi  en ayant de la place derrière . Si vous êtes près du bateau qui vous précède vous pourrez choisir de l’empêcher de virer  et de vous engouffrer dans le trou qu’il convoitait.

2.Choisir son trou.

Indépendamment de toutes contraintes, essayer de choisir les bateaux autour de vous, évitez les moins à l’aise qui sont connus dans la classe pour leur maladresse, vous voyez ce que je veux dire, ceux qui prennent plusieurs OCS par championnat, ou qui abattent sur toute la flotte sans vergogne et sans gêne, éviter aussi les « Top Gun » c’est  à dire les bateaux les plus rapides.

Si vous avez un adversaire à contrôler, une bonne stratégie consiste à partir directement sous son vent. Vous pourrez alors lui faire des misères. Mais en tout état de cause un bon départ, indépendamment des bateaux autour de soi, va nécessiter une certaine gestion de ce que j’appelle prendre le train.

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3.De la place sous le vent !

Pour réussir un bon départ entouré de beaucoup de bateaux, il faut impérativement être lancé et avoir la possibilité de faire de la vitesse après le départ et ne pas rester coincer par un bateau en dessous et qui a choisi une route plus « pipper » *. Pour cela il faut une vitesse initiale au moins égale à celle des bateaux autour de soi et de l’espace sous le vent pour pouvoir faire de la vitesse.

Donc le maitre mot est : << de la place sous le vent pour accélérer >> . Comme ce qui est bon pour vous l’est aussi pour vos adversaires. si vous ne laissez pas de place au bateau à votre vent, il aura du mal à prendre un bon départ. Il se mettre donc en mode cap, ce qui va perturber le paquet au vent.

Il faut donc vous placer dans votre trou en collant au maximum le bateau que vous avez choisi comme bateau au vent. Pour cela il faut se positionner soit en virant dessous (en venant de bâbord) soir en passant par derrière en tribord.

Ce bateau je l’identifie comme bateau « guide ».  Je le repère assez tôt quand je suis bâbord par exemple, j’évalue à quelle distance il se trouve de la ligne, puis il se positionne par rapport au reste de la flotte, je détermine ainsi si le paquet que je choisis à des chances d’être plutôt en pointe sur la ligne ou en retrait. J’utiliserai ces infos plus tard, quand je ne verrais plus rien sur de la ligne, pour lancer plus ou moins vite la machine.

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4.Se battre pour sa place.

Il reste 30 secondes, vous vous êtes amoureusement construit votre petite rampe de lancement, matérialisée par la longueur qui va bien entre vous et le bateau sous le vent, mais ne vous endormez pas il y a danger !

C’est le moment de sortir les griffes et de protéger bec et ongles cet espace qui est indispensable à votre départ. Dans notre organisation, c’est l’équipier  qui regarde derrière et au vent et m’informe de notre vitesse par rapport aux bateaux et au paquet directement au vent. Le barreur regarde sous le vent  et je gère l’assiette* , la vitesse, les voiles et les bateaux autour de nous. Dès qu’un bateau pointe son nez derrière nous avec de la vitesse, il faut lui montrer qu’il n’y a pas la place pour lui, l’équipier m’avertir et le barreur prends le relais.

Si il se met sous notre vent avec plus de vitesse , il va lofer pour nous arrêter. C’est la mort assurée. il faut donc un peu d’espace pour lui fermer la porte afin qu’il choisisse un autre trou, ou qu’il décide de se mettre  à notre vent . Surtout faire en sorte qu’il ne se mette pas sous votre vent !

La manœuvre consiste à abattre pour reprendre de la vitesse et fermer l’espace sous votre vent, et ce avant qu’il ne soit engagé. Un fois que le bateau qui vous attaque voit qu’il n’a pas la place, il va aller plus loin. Vous utiliserez la vitesse acquise pour refaire votre trou en relofant, voir en virant si la place le permet, pour revenir vous placer au même endroit , ou en tout cas avec un capital sous le vent restauré.

Il y a une stratégie qui consiste à jouer le fourbe, et lâcher du lest. Vous faites le bon gars, il y a de la place pour deux, et dès qu’il à le nez sous votre vent, vous le serrez et l’arrêtez doucement. Vous avez sacrifié un peu de votre espace, mais c’est toujours mieux que pas d’espace du tout. Cette phase nécessite beaucoup d’agressivité, c’est le gain ou la perte de votre départ qui se joue là dans ces 30 secondes. Il faut être persuasif et dissuasif. Votre agressivité doit transparaitre dans vos actions, qui doivent être tranchées et sans ambiguïté, et ce n’est pas nécessaire de hurler. Il n’y pas non plus questions d’enfreindre le règlement. Si vous anticipez correctement les dangers. Vous pourrez agir sans vous mettre dans l’illégalité et vous faire respecter dans votre petit périmètre.

« Texte inspiré du cahier des régates n°84 mars 2004« 

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